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 Caché derrière un sourire, la solitude règne [Nessie]

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James Allen
♪♫ Fondateur ~ Musicien ~ 3éme année ♪♫
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MessageSujet: Caché derrière un sourire, la solitude règne [Nessie]   Lun 2 Nov - 18:40


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    Journée d'automne en un mois novembre, quelques nuages dansaient dans le ciel et cachaient le soleil quelque peu timide. Je traversais les couloirs un à un, telle une coquille sans vie, le sommeil pesait sur mes paupières et mon corps demandait repos. Trainant des pieds vers une direction indéfinie j'étais la seule âme traversant les divers bâtiments du lycée ce matin-là, le bruit de mes pas résonnaient dans les couloirs et venait briser le calme qui s'y était posé. La luminosité vacillant de l'extérieur donnait au couloir un air lugubre et y faisait des ombres inquiétantes, au détour d'un couloir le petit panneau salle de musique attira mon attention, hésitant un petit instant, en avais-je le droit ? Depuis quand me souciais-je des droits et des interdits ? Réglementation et restrictions était-ce le genre de choses qui viendrait se poser sur ma route ? Ouvrant la porte sans me poser d'autres questions j'entre dans la salle à grands pas, une fois au centre de cette dernière, ma pulsion s'éteint et ne laisse que moi et cette salle vide, les pupitres placés en arc de cercle autour du piano à queue était bien vides pour une fois, habituellement la salle était pleine à craquer et des murmures retentissaient de toutes parts.

    Dans un coin de la salle, quelqu'un griffonnait sur une feuille, à l'autre bout un autre martelait sur la table, de l'autre côté une fille s'explosait les tympans avec le son du métal que même son voisin le plus éloigné pouvait entendre et puis un raclement de gorge et quelques notes blanches et noires qui s'entrelacent pour donner naissance à une douce mélodie, envoutant chaque présence dans la salle et imposant le silence de par sa beauté. Les cours étaient ainsi, le déroulement de chacun d'eux était d'autant plus attrayant qu’à chaque cour c'était un nouvel air qui imposait le silence. Il savait s'y prendre ce satané prof, il n'y avait pas à dire. Caressant le piano du bout des doigts, j'étais comme toujours attiré par cet instrument, bien que l'on m'ait appris à en jouer contre mon gré c'était une évidence que dans mes veines c'était du sang de pianiste qui coulait, mère comme père hein ? Mon destin semblait tracé avant même ma naissance, redonner naissance à la famille Von Allen avec quelques notes…

    Soulevant le clavier avec délicatesse je me posais avec légèreté sur la banquette. La partition était imprimée en moi, chacune des notes était là encrées dans mes pensées. Mes doigts se mirent à danser sur le clavier, le son qui vint s'y joindre de concert était harmonieux et doux ! Séraphique à mes tympans. Mes paupières se refermèrent sur mes globes oculaires, faisant preuve de zèle je m'imaginais sur scène, la salle pleine à craquer et le silence se posant pour les premières notes, le public sans voix se laisse emporter par la mélodie et leurs cœurs s’emballent. Ce n'était qu'un rêve de plus, mais si plaisant...

    Les dernières notes s'évanouirent, les paupières toujours fermées, je restais là au calme sans dire un mot, perdu entre pensées et désirs ! Comme toujours tout semblait si vide, je n'avais jamais eu droit à un petit applaudissement pour une prestation aussi pitoyable soit-elle pas un seul encouragement, c'était une obligation pour moi d'atteindre la perfection et non un choix, mais était-ce si mal que ça de laisser paraître un sourire ? Si mal de serrer son fils dans ses bras au moins une fois ? La solitude c'est tout ce que j'ai, la solitude était mon seul destin, la solitude mon unique compagnon. Si seulement je pouvais avoir la chance de l'un de mes frères ou encore le don de ma sœur... mais tout ce que j'ai moi, c'est ce piano, mes mains et la solitude...

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Nessie Elmes
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MessageSujet: Re: Caché derrière un sourire, la solitude règne [Nessie]   Mer 11 Nov - 20:09

J’étais en train d’arpenter les couloirs d’un pas assez rapide, ne prenant aucunement le temps de regarder par où je passais, mon unique but était bien d’atteindre ma classe avant que la sonnerie ne retentisse… Je ne m’étais encore point habituée à l’enceinte de ce lycée et je n’étais d’ailleurs pas certaine de mon horaire… Tout ce que je savais, c’était que mon réveil n’avait pas sonné ce matin ! Je m’étais réveillé il n’y avait même pas dix minutes grâce aux faibles rayons de soleil qui avaient réussi à se faufiler à travers les rideaux de ma chambre. J’avais seulement eu le temps d’enfiler rapidement mes vêtements, de légèrement me maquiller et de prendre mes cours.

Le temps passe. Les minutes sont si courtes, elles se succèdent mais ne se ressemblent pas, il y a toujours un petit quelque chose qui est différent, parfois on voudrait que cela dure, parfois on voudrait que cela ne soit pas plus long que quelques secondes…

La danse… la danse était bien plus qu’une discipline à mes yeux … Bien plus qu’un simple cours ou qu’un passe-temps… La danse était une passion, ma passion
Le fait d’enchainer quelques pas, de refaire une chorégraphie ou encore d’en inventer une, cela me faisait oublier ce qui m’entourait. Je volais au dessus des autres ; leurs propos, critiques ou toutes méchancetés ne me touchaient absolument pas. Quand je dansais, plus rien ne m’importait, mon corps se livrait entièrement à la musique qui envahissait la salle et mes membres. Dans ces moments-là, je ne souffrais plus, dans ces moments là je savourais chaque seconde passée tout en ne les comptant plus et n’ayant donc plus aucune notion du temps…

J’avais tout de suite compris que la danse et la musique étaient intimement liés, et je nourrissais une grande admiration pour tous les musiciens… Ils créaient ce qui me faisait vivre. Ils arrivaient à enchanter nos journées, à mettre de la couleur dans nos vies.

Je m’arrêtai de marcher et au beau milieu du couloir, je fis un tour sur moi-même. Je ne vis qu’un couloir vide. Pas un seul professeur, pas un seul élève, rien qu’une mélodie faiblarde !

« D’où vient-elle ? » me demandai-je.

Je vis alors un panneau « Salle de Musique » à côté d’une grande porte. Est-ce que cela viendrait de cette pièce ? Je ne pouvais le savoir qu’en y rentrant, et c’est ce que je fis. Je ne pris pas la peine de toquer à la porte, je l’ouvris calmement et y passai la tête. Je vis alors un pianiste en train de jouer en plein milieu de la salle. Ses doigts dansaient sur le clavier. J’étais comme absorbée par la musique se dégageant de cet instrument, alors j’entrai complètement dans la pièce et refermai la porte sans bruit…

Je m’approchai doucement de cet homme pour mieux l’observer, de là où j’étais, je ne voyais qu’un grand homme aux cheveux bruns et courts. Mais je m’attardai plutôt sur ses mains, ses grandes mains…

C’est alors qu’il releva la tête, ouvrit ses yeux et que ses mains s’immobilisèrent. C’était fini, encore quelque chose qui aurait du durer longtemps, très longtemps.
Je déposai mes affaires à mes pieds, et tout en le regardant avec admiration, je commençai à applaudir sa prestation. C’était si beau et cela méritait autre chose qu’un long silence. Alors j’applaudis.

Je vis ses yeux s’écarquiller…

« Avais-je fait quelque chose de mal ? » me dis-je sans pour autant m’arrêter.

Il tourna la tête vers moi, mes mains s’entrechoquaient moins rapidement, son regard se fit insistant ce qui ralentit encore un peu mon élan…
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